ISBN-13: 9786131506345 / Francuski / Miękka / 2018 / 132 str.
La ville n'est pas l'objet sur lequel on dessinerait une frontiA]re ou dont il faut reconstruire une image. La ville est le sujet co-auteur de cette carte, si vraiment de carte il s'agit. Aller A(c)couter les voix de la ville signifie se plonger dans les rues et les places, dans les cafA(c)s et les restaurants; cela signifie A(c)couter les paroles des habitants, en suivre les trajets et en partager les rythmes de prA(c)sence dans l'espace. Cela ne peut pas se traduire dans un exercice de synthA]se, de systA(c)matisation, car cette cacophonie de bruits divers et variA(c)s fait rA(c)siste A toute tentative de l'A(c)taler dans une figure homogA]ne. La question n'est donc plus de produire une image fidA]le A la rA(c)alitA(c), mais de donner voix et prA(c)sence A une sA(c)rie d'interrogations et de phA(c)nomA]nes hA(c)tA(c)rogA]nes souvent contradictoires. Pour emprunter cette voie, Fabio Mattioli approche Skopje dans la matA(c)rialitA(c) de son espace, bA ti et non bA ti, habitA(c) ou non, frA(c)quentA(c) ou dA(c)sert. Il depart du donnA(c) de la division pour penser le contact: les limites et les confins de la ville peuvent-ils Aatre outrepassA(c)s dans l'espace public ?
La ville nest pas lobjet sur lequel on dessinerait une frontière ou dont il faut reconstruire une image. La ville est le sujet co-auteur de cette carte, si vraiment de carte il sagit. Aller écouter les voix de la ville signifie se plonger dans les rues et les places, dans les cafés et les restaurants ; cela signifie écouter les paroles des habitants, en suivre les trajets et en partager les rythmes de présence dans lespace. Cela ne peut pas se traduire dans un exercice de synthèse, de systématisation, car cette cacophonie de bruits divers et variés fait résiste à toute tentative de létaler dans une figure homogène. La question nest donc plus de produire une image fidèle à la réalité, mais de donner voix et présence à une série dinterrogations et de phénomènes hétérogènes souvent contradictoires. Pour emprunter cette voie, Fabio Mattioli approche Skopje dans la matérialité de son espace, bâti et non bâti, habité ou non, fréquenté ou désert. Il depart du donné de la division pour penser le contact: les limites et les confins de la ville peuvent-ils être outrepassés dans lespace public ?