Comme il y a, a cote du corps physique, un corps vecu, une chair, il y a a cote du langage comme outil de signification, une langue qui, habitee pour elle-meme, donne acces au silence. Selon L. Binswanger, bien que comportant chacun en son sein - trace de leur commune origine nostrale -, un fragment de l'autre -, langage et chair ne sauraient etre superposes. Transformer le langage en un organisme vivant - qui ne serait que vivant, ayant par consequent abdique son etre-pour-la-mort -, c'est se condamner a une production de sens interminable, celle du schizophrene par exemple. Chair et langage...
Comme il y a, a cote du corps physique, un corps vecu, une chair, il y a a cote du langage comme outil de signification, une langue qui, habitee pour ...