ISBN-13: 9786131587924 / Francuski / Miękka / 2018 / 52 str.
En 2008, une A(c)quipe de chercheurs amA(c)ricains dA(c)couvrait un nouveau virus dont le gA(c)nome A(c)tait intA(c)grA(c) au sein d'une forme rare mais agressive de cancer de la peau, le carcinome de Merkel (ou Merkel Cell Carcinoma, MCC). DA(c)nommA(c) Polyomavirus de Merkel (ou Merkel Cell Polyomavirus, MCPyV), il constituerait le premier membre de cette famille de virus - dont le caractA]re cancA(c)rigA]ne chez l'animal est connu depuis plus de 50 ans - a Aatre impliquA(c) dans un cancer chez l'Homme. Notre travail a permis de confirmer le rAle A(c)tiologique potentiel du MCPyV. En effet, le gA(c)nome de MCPyV A(c)tait prA(c)sent chez 7 sur 9 patients franAais atteints de MCC. De plus, chez l'un d'entre eux, le gA(c)nome viral A(c)tait intA(c)grA(c) de maniA]re identique dans la tumeur primitive et une mA(c)tastase cutanA(c)e survenue A plusieurs mois de distance. Mais notre travail suggA]re A(c)galement que MCPyV n'est pas strictement associA(c) au MCC, puisque du gA(c)nome viral A(c)tait prA(c)sent dans d'autres tissus que la tumeur chez les patients atteints de MCC ainsi que dans la peau de sujets exempts de MCC. Le MCPyV pourrait donc, paradoxalement, Aatre un virus A la fois ubiquitaire et cancA(c)rigA]ne chez une minoritA(c) d'individus.
En 2008, une équipe de chercheurs américains découvrait un nouveau virus dont le génome était intégré au sein dune forme rare mais agressive de cancer de la peau, le carcinome de Merkel (ou Merkel Cell Carcinoma, MCC). Dénommé Polyomavirus de Merkel (ou Merkel Cell Polyomavirus, MCPyV), il constituerait le premier membre de cette famille de virus - dont le caractère cancérigène chez lanimal est connu depuis plus de 50 ans - a être impliqué dans un cancer chez lHomme. Notre travail a permis de confirmer le rôle étiologique potentiel du MCPyV. En effet, le génome de MCPyV était présent chez 7 sur 9 patients français atteints de MCC. De plus, chez lun dentre eux, le génome viral était intégré de manière identique dans la tumeur primitive et une métastase cutanée survenue à plusieurs mois de distance. Mais notre travail suggère également que MCPyV nest pas strictement associé au MCC, puisque du génome viral était présent dans dautres tissus que la tumeur chez les patients atteints de MCC ainsi que dans la peau de sujets exempts de MCC. Le MCPyV pourrait donc, paradoxalement, être un virus à la fois ubiquitaire et cancérigène chez une minorité dindividus.