ISBN-13: 9783838145358 / Francuski / Miękka / 2018 / 176 str.
AprA]s avoir confisquA(c) sa marchandise par les autoritA(c)s administratives, Mohamed Bouazizi, un jeune et pauvre vendeur de fruits et lA(c)gumes s'immole par le feu, le 17 dA(c)cembre 2010.Cet acte dA(c)sespA(c)rA(c) A(c)tait un cri contre le chAmage et la misA]re qui frappaient la rA(c)gion de Sidi Bouzid, rA(c)gion dA(c)favorisA(c)e du centre tunisien. Bouazizi exprima le mA(c)contentement populaire contre la corruption, le clientA(c)lisme et le dA(c)sA(c)quilibre rA(c)gional qui A(c)taient les consA(c)quences logiques de la mauvaise gestion de la chose publique durant cinquante ans.En rA(c)alitA(c), cette crise A(c)conomico-sociale trouvait son origine, dans une anomalie politique, institutionnelle et constitutionnelle. En effet, le rA(c)gime politique tunisien, fondA(c) dA]s l'indA(c)pendance, faisait du prA(c)sident de la RA(c)publique le maA(R)tre incontestA(c) du jeu politique.Par le biais de la Constitution du 1er juin 1959, il cumulait bizarrement entre ses seules mains les attributions qui reviennent normalement A un chef d'A0/00tat dans un rA(c)gime prA(c)sidentiel et celles qui reviennent normalement A un chef du gouvernement dans un rA(c)gime parlementaire.De 1959 A 2011, aussi bien avec Bourguiba qu'avec Ben Ali, ce schA(c)ma a A(c)tA(c) toujours sauvegardA(c) et constamment consolidA(c).
Après avoir confisqué sa marchandise par les autorités administratives,Mohamed Bouazizi,un jeune et pauvre vendeur de fruits et légumes simmole par le feu,le 17 décembre 2010.Cet acte désespéré était un cri contre le chômage et la misère qui frappaient la région de Sidi Bouzid,région défavorisée du centre tunisien. Bouazizi exprima le mécontentement populaire contre la corruption,le clientélisme et le déséquilibre régional qui étaient les conséquences logiques de la mauvaise gestion de la chose publique durant cinquante ans.En réalité, cette crise économico-sociale trouvait son origine,dans une anomalie politique,institutionnelle et constitutionnelle. En effet,le régime politique tunisien, fondé dès lindépendance, faisait du président de la République le maître incontesté du jeu politique.Par le biais de la Constitution du 1er juin 1959,il cumulait bizarrement entre ses seules mains les attributions qui reviennent normalement à un chef dÉtat dans un régime présidentiel et celles qui reviennent normalement à un chef du gouvernement dans un régime parlementaire.De 1959 à 2011,aussi bien avec Bourguiba quavec Ben Ali, ce schéma a été toujours sauvegardé et constamment consolidé.